Il faut absolument que je trouve des raisons à mes actes, ou pas. Pourquoi ne pas me forcer à changer ce qui ne va pas, pourquoi me morfondre et rester figé par ce statut fictif (je l'espère) de mélancolique dépressif qui n'est certes pas des plus joyeux. Je me complais dans mes frasques toutes plus imbuvables les unes que les autres. Je tombe dans une routine antalgique folle et vicieuse qui a de grands airs et quelques avantages non négligeables comme par exemple le fait de me sentir par des faits invérifiables plus apte à juger que les autres, plus apte à apprécier que les autres. Mis à part quelques efforts, je suis d'une inconstance telle qu'aucun de mes projets ne peut arriver à terme et je dois donc avorter de bonnes résolutions jour après jour avec tout ce que cela entraine au niveau psychique. Pourtant, étant rêveur, j'ai d'innombrables choses qui me tiennent à c½ur, mais vie de merde oblige, elles sortent pour la plus grande majorité du cadre de la société.
D'un autre côté, mon personnage me plait, c'est plutôt pour une histoire d'intégration et de relation que je me pose autant de problème (c'est vrai, vous faites chier tous...). L'impression que je me fait est la suivante: "Vivons stéréotypés, vivons intégrés".
C'est vrai quoi, pourquoi les filles les plus intéressantes choisissent inexorablement le plus grand idiots (pour vu qu'il soit doté d'une sculpturale crête) comme compagnons de baise?
Et puis il y a toutes les choses bonnes de ce monde qui ne me sont louées que pour de courts instants, j'ai le chic pour perdre tout ce qui me tiens à c½ur (et bêtement qui plus est). Il faudrait que je me ressaisisse et m'adapte au critères draconiens de la vie urbaine, des relations moralisées à des points paroxysmiques et bien entendu à bien d'autres points qui font de notre société ce quelle est actuellement.
Il ne s'agirait que d'une histoire d'apparence physique, d'étique et d'assurance. tout un programme n'est-ce pas?
Je suis conquis par le fait que je puisse me lâcher à ce point sur un article car je sais très bien que mes mots soporifiques aurons eu raison des quelques lecteurs téméraires qui n'accèderons donc pas à la vérité absolue qui suit:
"La vie telle que la société la conçoit est une abjecte et malsaine routine infligé à tous ceux qui ont eu le malheur de naître et à tous les cons qui ont trouvé quelque vertu en cette rengaine."
En même temps je sais qu'une fois le permis de conduire en poche ainsi que son ami le bac je me dandinerais de plaisir en boîte de nuit avec quelques amis et jeunes fille à la vertu affligeante bien qu'attirant.
En gros, pour résumer l'actuelle situation, comme dirais les bougres de Radiohead: "Comme un chat attaché à un bâton".
C'est affolant le point d'extralucidté auquel je suis parvenu ce soir, et ceci sans absorption de mes dix litres de bière quotidiens, ce la mérite éloge et applaudissement il me semble, ou pas.
Bon c'est sur cette dernière ineptie que je vous abandonne, fidèles amis lecteurs.